Montréal-Nord : petite histoire
d'après Site
officiel Montréal
Montréal-Nord, Mardi 08 Juillet 2003
Il était une fois dans l'est, une petite ville devenue grande, puis arrondissement...
-- « Afin d’aider les nouveaux résidents à mieux faire connaissance avec leur arrondissement d’adoption, voici la petite histoire de Montréal-Nord, cette petite ville devenue grande, puis arrondissement de la métropole québécoise. » Afin d’aider les nouveaux
résidents à mieux faire connaissance avec leur arrondissement d’adoption,
voici la petite histoire de Montréal-Nord, cette petite ville devenue grande,
puis arrondissement de la métropole québécoise.
La ville de Montréal-Nord
est issue de la paroisse du Sault-au-Récollet. Peuplée dès le XVIIIè
siècle et fondée le 1er juillet 1845, la paroisse rurale du
Sault-au-Récollet, comptait dans ses rangs des parties des villes de Saint-Léonard
et Montréal-Nord ainsi que des quartiers Ahuntsic, Bordeaux et Saint-Michel.
C’est le 5 mars 1915 que
la ville de Montréal-Nord obtient officiellement son indépendance. À ce
moment, seulement 996 âmes composent ce petit village. Cependant, il ne faudra
pas attendre longtemps pour voir s’accroître cette population. Dès 1950, le
village est considéré comme une vraie ville et l’on y dénombre plus de 12
000 habitants.
Par la suite, la ville de
Montréal-Nord connaît une véritable explosion démographique et atteint le
nombre record de 98 045 citoyens et 1976. Pendant les années suivantes,
l’engouement pour Montréal-Nord s’altère légèrement et plusieurs jeunes
adultes troquent les facilités de la grande ville pour la tranquillité des
banlieues situées hors de l’île de Montréal. L’arrivée de nombreux
immigrants notamment d’origine italienne et haïtienne a contribué à freiner
la baisse de la population.
Toutefois, jusqu’à récemment,
la population nord-montréalaise a connu un fort déclin. Selon Statistique
Canada, Montréal-Nord a décroché le titre de ville ayant connu la plus forte
décroissance à travers le Canada. Le recensement de 2001 indique cependant que
la population s’est stabilisée au cours des cinq dernières années,
enregistrant même une croissance de 2,5 %. L’arrondissement compte maintenant
quelques 83 000 citoyens.
Malgré tout, sur l’île
de Montréal, la ville de Montréal-Nord constituait avant les fusions
municipales de 2002 la deuxième municipalité la plus populeuse, après Montréal
bien entendu. À travers la province, la municipalité se classait, en 2001, au
cinquième rang en terme d’importance de population.
Les limites du territoire de
Montréal-Nord n’ont guère bougé depuis la création de la ville. C’est
plutôt le type d’occupation qui s’est modifié. Vers le milieu du siècle,
il y avait encore des terres cultivées à Montréal-Nord. Le sud et l’est de
la ville ont connu une expansion très tardive.
Les caisses populaires
s’installent assez rapidement à Montréal-Nord. La première porte le nom de
Caisse populaire de Montréal-Nord. Elle change de nom et devient la Caisse
populaire Saint-Vital lorsqu’une deuxième, la Caisse populaire
Sainte-Gertrude, fait son apparition. Les autres ont suivi et ont presque toutes
débuté leurs activités dans le sous-sol d’une église.
Au niveau des industries,
Montréal-Nord connaît aussi connaît aussi une belle histoire. La première
industrie de toute fut la maison Pigeon et Drapeau, incendiée en 1928, mais qui
poursuivit tout de même ses activités avant de fermer définitivement ses
portes il y a quelques années. Aujourd’hui, on compte plus de 2 500 établissements
industriels et commerciaux sur les 1 100 hectares que l’arrondissement couvre.
Les principales artères commerciales et industrielles sont constituées des
boulevards Pie-IX, Gouin, Henri-Bourassa et Industriel.
Au début de son existence,
deux commissions scolaires se partagent le territoire de Montréal-Nord :
la Commission scolaire du Sault-au-Récollet et la Commission scolaire
Saint-Charles-du-Bas-du-Sault. Finalement, la Commission des écoles catholiques
de Montréal (CECM) annexera la première en janvier 1918 et la seconde en 1929.
Avec la création des commissions scolaires linguistiques, les écoles de Montréal-Nord
relèvent maintenant de la Commission scolaire de la Pointe-de-l’île pour le
secteur francophone et de la English-Montreal School Board pour le secteur
anglophone.
L’apparition des paroisses
à Montréal-Nord est également une histoire fort intéressante. La première
à voir le jour est celle de Sainte-Gertrude qui agit à titre de desserte
jusqu’en 1925 alors que Mgr Georges Gauthier, alors administrateur apostolique
de l’archidiocèse de Montréal, lui donne le titre officiel de paroisse.
En 1926, la ville de Montréal-Nord
est divisée en deux parties : soit du boulevard Sainte-Gertrude à l’est du boulevard Pie-IX
et du boulevard Saint-Vital à l’ouest de ce même boulevard. Saint-Vital
devenait donc la deuxième paroisse à voir le jour. Les autres paroisses ont vu
le jour au gré du développement de la ville : Saint-Antoine-Marie-Claret
et Saint-Vincent-Marie en 1951, Saint-Rémi en 1956, Sainte-Colette,
Saint-Camille et Notre-Dame-de-Pompéi en 1960.
Le phénomène des dettes
n’est pas né d’hier. Dès 1916, la ville se voit dans l’obligation
d’emprunter d’importantes sommes d’argent afin de réaliser la
construction du boulevard Pie-IX. À partir de ce moment, les difficultés
financières s’aggravent à un rythme tel que le gouvernement du Québec décrète
la mise en tutelle de la municipalité le 19 mars 1921, soit six ans après la
fondation de la ville.
C’est la Commission métropolitaine
de Montréal qui, à l’époque, prit en main les affaires de la ville. Cet événement
incitera les citoyens à souhaiter l’annexion. Une chose qui ne se concrétisera
que plus d’un demi-siècle plus tard.
Il faudra attendre le Deuxième
Guerre mondiale pour voir Montréal-Nord sortir de sa torpeur financière. La
naissance de nouvelles entreprises, jumelée à un accroissement démographique
important, favorise la construction de maisons et de centres commerciaux.
Finalement, grâce à l’amélioration
de la santé financière de la ville, la tutelle est levée en 1958, ce qui a
pour effet de favoriser un développement rapide de Montréal-Nord. Au moment
des fusions, en 2002, Montréal-Nord se situait parmi les villes les moins
endettées du Québec.
La première assemblée du
conseil municipal s’est déroulée dans une petite école du nom de
Saint-Charles. Puis, devant certaines difficultés, le conseil municipal s’est
transporté avenue Saint-Julien. Dès 1917, les séances du conseil se sont déroulées
dans le nouvel hôtel de ville, situé à l’emplacement actuel, sur la rue
Charleroi, où cohabitaient également la caserne de pompiers et le poste de
police.
Depuis sa fondation,
jusqu’à sa fusion, Montréal-Nord a connu 14 maires différents : Joseph
Boyer (1915-1917), Albert Brosseau (1917-1925), G.N. Pichet (1925-1929), Aimé Léonard
(1929-1939), Archambault Désy (1939-1943 ; 1945-1948 ; et 1951-1954),
Hector Lamarre (1943), J.A. Blouin (1943-1945), J.P. Cardinal (1948), Joseph
Dufresne (1948-1951), Lucien Brodeur (1954-1960) et Roland Filion (1960-1963).
Deux autres élus ont agi à titre de maire par intérim. Depuis 1963, la ville
de Montréal-Nord n’a pas changé de maire. Pendant un peu plus de 38 ans,
Yves Ryan a dirigé l’administration municipale. Il a entrepris son dixième
et dernier mandat en novembre 1998.
Une nouvelle page
d’histoire a été tournée le 1er janvier 2002. La ville de Montréal-Nord,
à l’instar des autres banlieues de l’île, a été fusionnée pour se
fondre à la nouvelle grande ville de Montréal.
Montréal-Nord avec ses
limites géographiques actuelles de 11 Km2, est devenue un des 27
arrondissements de la grande ville. Il est divisé en deux districts électoraux :
Marie-Clarac et Ovide-Clermont. Pour se faire représenter, les 57 100 électeurs
comptent maintenant sur trois conseillers municipaux et sur deux conseillers
d’arrondissement.
Les conseillers municipaux
siègent au conseil municipal ainsi qu’au conseil d’arrondissement, alors
que les conseillers d’arrondissement répondent exclusivement aux citoyens du
secteur et ne siègent qu’au conseil d’arrondissement. Parmi ces élus,
l’ancien député de Sauvé, Marcel Parent, agit comme président de
l’arrondissement.