En bref : Taille du Vagin. Orgasmes.    Mesurez votre audience

Agence France-Presse
Lundi 21 Avril 2004

Quelle est la taille du vagin ?

Les hommes pensent sans cesse (paraît-il) à la taille de leur pénis, surtout pour la comparer, et s’en plaindre ou s'en vanter... Pourtant, son atout majeur, c’est une formidable compatibilité avec son organe complémentaire, le vagin féminin ! Alors, sont-ils vraiment faits l’un pour l’autre ?

Le vagin a une profondeur de 8 centimètres en moyenne, soit nettement moins que ce qui est imaginé dans la plupart des fantasmes ! Et même si sa profondeur peut augmenter jusqu’à 50% lors de l’excitation sexuelle, on n’arrive jamais qu’à 12 centimètres de moyenne. Ainsi, pénis et vagin subissent-ils tous deux une augmentation de taille due au désir.
Il est donc relativement rare qu’un sexe masculin soit trop petit pour atteindre le fond du vagin. Et, même si cela se produisait, cela n’aurait pas vraiment d’importance. En effet, les zones les plus sensibles du vagin ne se situent pas au fond.

Quant à la largeur vaginale, elle est très variable : entre zéro centimètre au repos, puisqu’il s’agit d’une cavité virtuelle aux parois accolées, jusqu’à 10 centimètres au moment d’un accouchement. C’est dire sa grande élasticité, élasticité qui se révèle pendant les rapports sexuels où le vagin se laisse pénétrer. Il reste néanmoins tonique, de manière à enserrer le pénis pour lui procurer d’agréables sensations. Le vagin est en effet un organe moteur, et pas seulement un réceptacle ou une gaine. Il peut se rétrécir ou se détendre en fonction du degré de contraction des muscles qui l’entourent.

C’est pourquoi, quelle que soit la taille d’une verge masculine, et quelle que soit la taille d’un vagin féminin, elles savent s’adapter l’une à l’autre. Nos corps sont prévus pour cela.

Orgasmes

"Je connais l'orgasme clitoridien. Mais je n'ai jamais d'orgasme vaginal. Suis-je définitivement une "clitoridienne"?

Le corps de la femme dans son entier est érogène alors que chez l'homme, les zones érogènes sont limitées - car déterminées et biologiquement programmées pour la reproduction de l'espèce.
La femme, elle, est totalement libre. Elle peut même avoir un orgasme par simple stimulation mentale, sans aucun contact physique.

Il n'y a donc de "clitoridiennes" que celles qui n'ont pas manifesté de curiosité pour les possibilités de leur vagin. Elles ne l'ont pas exploré comme zone érogène, s'en sont remises aux hommes pour leur éducation érotique au lieu de la prendre en charge, elles-mêmes. Il n'y a donc rien de définitif, ni de déterminé, cela s'apprend, à condition de le vouloir, d'être curieuse et active par rapport à son propre corps.

"Au moment de la jouissance, mon sexe émet beaucoup de liquide, ce qui surprend toujours mon partenaire. Est-ce une anomalie ?"

Il s'agit tout simplement d'une émission liquidienne certes mystérieuse mais en rien anormale, qui survient au moment de la jouissance. La contenance varie entre cent et deux cents millilitres. De quoi inonder un lit et... surprendre les deux partenaires.
Ce phénomène concerne environ une femme sur deux mille ou trois mille. On les appelle les femmes-fontaine.

"Je n'ai jamais eu d'orgasme. Est-ce dû à une anomalie physique?"

D'un point de vue physiologique, le plaisir féminin n'est ni naturel, ni nécessaire, ni suffisant.
Le corps de la femme n'est pas programmé pour jouir. Sa part de "singe" en elle, fait de son corps un outil de procréation qui, pour ce faire, n'a pas besoin de jouir. Alors que l'homme, pour se reproduire, doit jouir. La jouissance féminine est donc un réflexe optionnel qui ne sert à rien d'un point de vue biologique mais qui résulte d'un apprentissage, d'une auto-découverte.
Autrement dit, la femme doit lutter contre son corps pour avoir un orgasme. Celles qui y ont accès se sont d'abord découvertes en se regardant, en se masturbant. Les autres ne l'ont pas fait, déléguant à l'homme ce pouvoir de les faire jouir.

Il n'est jamais trop tard pour apprendre. Je conseille l'usage d'un vibromasseur (seule, ou en consultation) qui permet de découvrir, en les stimulant, les zones érogènes du corps. Un corps de femme en est fait d'une multitude. Les possibilités sont immenses et sa liberté est totale, à condition qu'elle se l'autorise. Enfin, face à son partenaire, la femme doit adopter une attitude
foncièrement égoïste, penser à elle d'abord, à lui, ensuite.