Sexo : Odeurs Sexuelles et Nez
Extrait de :
INFO SCIENCE en bref, Vendredi 18 Novembre 2005
Le double cheminement des phéromones
18 nov.
Pas besoin d'un organe particulier pour
détecter les phéromones ! Le nez humain pourrait suffire. Chez les mammifères,
l'olfaction est contrôlée par deux organes anatomiquement et fonctionnellement
distincts : l'épithélium olfactif principal et l'organe voméronasal (OVN),
sensible aux phéromones. L'Homme est le seul à ne pas avoir de système
voméronasal (ou alors très atrophié), d'où l'idée qu'il ne pourrait déceler ces
substances chimiques qui jouent notamment le rôle de messager sexuel. Toutefois,
les dernières expériences de deux équipes de l'Institut médical Howard Hughes (Etats-Unis)
suggèrent une réalité plus complexe. Travaillant sur des souris selon des
approches différentes, les chercheurs se sont intéressés aux neurones à GnRH (en
anglais gonadotrophin releasing hormone) qui régulent la physiologie sexuelle et
participent au contrôle du comportement sexuel. Ils ont ainsi découvert un
réseau de connexions très étendu, actif dans les deux sens, entre les neurones à
GnRH et les "stations relais" cérébrales qui traitent les signaux des deux
systèmes voméronasal et olfactif. Selon les auteurs de ces études, la détection
des phéromones pourrait donc se faire par le biais de ces deux systèmes et non
du seul OVN, protégeant l'animal d'une éventuelle défaillance de récepteurs d'un
côté ou de l'autre. Du coup, si les phéromones humaines existent - ce qui n'a
jamais été prouvé - elles pourraient sans doute transmettre leur message à
travers le système olfactif classique. Mais là, c'est une autre histoire.
(Cell / S&T Presse)