En bref : Enseignement sans
criminels
Presse canadienne
Jeudi 20 Mai 2004
Québec
Enseignement : criminels s'abstenir
Les
personnes possédant des antécédents criminels graves ne pourront plus obtenir
un permis d'enseignement au Québec, en vertu d'un projet de règlement étudié
par le ministre de l'Éducation, Pierre Reid.
Ce règlement dresse une liste d'infractions. Toute personne
reconnue coupable d'avoir commis une de ces infractions ne pourrait recevoir de
permis d'enseignement, à moins d'avoir « obtenu le pardon ou la
réhabilitation », précise le règlement, qui vient d'être publié dans la Gazette
officielle du Québec.
La liste comprend des infractions d'ordre sexuel, notamment
avec des enfants à l'étranger, des infractions contre l'ordre public comme la
piraterie, le détournement d'avion, la fabrication d'explosifs, le braquage de
banques, le proxénétisme, les infractions relatives aux maisons de débauche,
le vol qualifié et l'extorsion, l'importation de drogues, l'enlèvement ou
l'abandon d'enfants, etc.
Les futurs enseignants devront, à l'embauche, signer une
déclaration affirmant qu'ils ne font l'objet d'aucune condamnation relative aux
infractions mentionnées.
« Nous voulons vérifier s'il y a un consensus social qui
existe sur les crimes incompatibles avec la fonction d'enseignant » a expliqué
Julie Gosselin, sous-ministre adjointe au ministère de l'Éducation.
Il est important de noter qu'il s'agit d'un projet de
règlement, qui n'est donc pas en vigueur. Le ministère de l'Éducation
dévoile le projet afin de connaître les réactions des milieux intéressés,
dont les syndicats d'enseignants.
On demande aussi à la Commission de droits de la personne de
se pencher sur la compatibilité d'un tel règlement avec la Charte de droits.
La procédure utilisée par le ministre Pierre Reid prévoit
un délai d'au moins 45 jours au cours duquel toute personne intéressée à
commenter le projet pourra le faire par écrit auprès du ministre.